Gili Air : entre farniente et snorkeling

Toutes proches des côtes de la sauvage île de Lombok, les 3 sœurs Gili (Trawangan, Meno et Air d'ouest et est) attendent hors du temps que l'on vienne fouler leur sol, dans une atmosphère paradisiaque. Souvent, on parle des îles Gili... Quelle douce méprise, quand on sait que "Gili" signifie tout simplement île en sasak, langue d'une majorité ethnique de l'île de Lombok.

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Alors que Trawangan est réservée aux fêtards, Meno et Air sont bien plus paisibles, même si, malheureusement, ça change. C’est sur Gili Air que je poserai mon sac pour ces quelques jours de récupération après mon ascension du Mont Rinjani, dans un petit havre de paix nommé Utopia Homestay, entre plage de sable fin et cocotiers.

Ne rien faire sur Gili Air

À peine ai-je posé le pied à terre (enfin, à l’eau) qu’un cliché me saute aux yeux : sable jaune, eau turquoise, légère brise faisant danser les feuilles de palmier… Tout y est !
Juste derrière la plage, le long de la route principale, de petites échoppes débordent de fruits multicolores, et de poissons tout aussi colorés. Lassé des Nasi/Mie Goreng, je sens que je vais faire plaisir à mes papilles, et manger du poisson, du poisson, et encore du poisson. Puis trahir Dieu avec des mangues, ou encore des fruits du dragon.
L’accueil est assuré par une horde de vieux canassons dans un piteux état. Et oui, les véhicules motorisés étant interdit sur les Gili, le transport se fait à vélo, à cheval, ou à pied. C’est cette dernière option que je choisirai pour me rendre à mon hébergement, hors de question de participer au calvaire que subissent ces chevaux.
Je fais la rencontre de Muhlas, de toute sa famille, ainsi que d’un de ses meilleurs amis. Anciens porteurs pour les treks se déroulant de le parc national du Rinjani, nous passerons des heures et des heures à ne rien faire, juste à discuter autour d’une bière ou d’une coco fraîche sur des sujets comme la religion, l’écologie, l’écotourisme, de la situation en France ou en Europe vis à vis du terrorisme, et bien d’autres choses encore. J’étais très surpris de voir à quel point ils étaient renseignés, pleins de bon sens et par l’extrême clairvoyance dont ils ont fait preuve lors de ces discussions. Le plus triste dans l’histoire, c’est qu’ils voient leur île se transformer, et prendre le chemin de Gili Trawangan, sans qu’ils ne puissent faire quoique ce soit. Ils savent que d’ici quelques années, de nombreux resort et autres lodge auront poussé comme des champignons.

Faire – quand même – le tour de l’île et du snorkeling

D’une circonférence d’environ 5km, il est très facile de faire le tour de ce petit joyau à pied, histoire de ne pas faire que manger/boire/dormir. Je prends mon temps, et observe comme à mon habitude. Entre les bateaux de fortune laissés à l’abandon, des enfants ramassent des coquillages, sous l’oeil des touristes sirotant leur cocktail.


Je me fais bien entendu alpaguer de temps en temps par des vendeurs d’huile de coco ou encore de bijoux. Je finis ma course non loin du Zipp Sunset, et je regarde, assis sur la plage, le soleil se faire dévorer par Gunung Agung de Bali. J’y reviendrai chaque soir.
Coucher de soleil sur Gili Air
Disposant de 16 sites de plongée, les îles Gili sont par ailleurs propices à l’exploration des fonds et bas fonds marins. Malheureusement, la pollution a détruit une partie de la faune et de la flore marine, laissant par endroits de véritables cimetières abyssaux. Merci au tourisme de masse. Armé de mon tuba, de mon masque et de mes palmes (et pas d’une GoPro, malheureusement), j’ai quand même pu observer des poissons clowns, des chirurgiens bleus, des poissons-perroquet à bosse, ou encore nager avec des tortues (sans les toucher, c’est fort heureusement interdit)… Une expérience féerique.

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