Kuta Lombok, ses plages et ses temples

Petite sœur de Bali, l'île de Lombok - 4 739 km2 - abrite de nombreuses plages (qu'on appelle « pantai » en bahasa) de rêve quasiment vierges, mais aussi le deuxième plus haut sommet d’Indonésie, le Gunung Rinjani. De quoi m'en donner à cœur joie, et effacer mes regrets d'être totalement passé à côté de Bali. Je poserai mon sac pour quelques jours à Kuta Lombok, à ne pas confondre avec Kuta Bali, ce paradis pour surfeurs australiens assoiffés.

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Mon point d’entrée sera le port de Bangsal, où j’arriverai en fin d’après-midi depuis Padang Bai à Bali. Enfin je respire. Moins de foule, moins de bruit, moins d’agitation. Les dires selon lesquels Lombok est telle que Bali était quelques dizaines d’années auparavant seraient-ils vrais ?
À la tombée de la nuit, j’arrive enfin à ma guesthouse, où je fais la rencontre des propriétaires des lieux, Miran et sa femme Clarissa. En plus d’un accueil très chaleureux (je goûte enfin à un de ces fameux alcools de riz), Miran me dit qu’ils proposent des scooters, tout ça gratuitement. Je vais enfin pouvoir laisser libre cours à mon envie d’excursion, mais aussi conduire un scooter pour la première fois de ma vie.

Kuta Lombok et ses plages de rêves

« Pantai Aan, Pantai Mawun, Pantai Selong Belanak, Pantai Senggigi. Écharpes de sable blanc, sable d’or, sable noir, eau turquoise, collines brûlées. »
Kuta Lombok, ses plages et ses bateaux

Vagues, surf, paillotes, transat, noix de coco, farniente. Je ne ferai rien de tout ça.
J’explore plutôt ces plages de rêves, plus si vierges que ça, en long en large et en travers. Surtout en long d’ailleurs. Filant vers l’est ou l’ouest, je tombe sur de petits paradis (Pantai Tomang Omang peut confirmer), accessibles moyennant grimpette. Restez-y le temps d’un instant, et contemplez. Je tombe aussi sur de petits enfers où les vagues viennent s’écraser avec force contre les rochers. Attention donc, car n’oubliez pas : « c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ». Et j’ai bien failli me faire prendre. Je déclenche l’obturateur de mon appareil photo à un rythme frénétique.

Kuta Lombok et sa plage secrète

Mes excursions terminées, je prends finalement le temps de contempler le jour mourant, devant les processions de buffles menées par de vieux paysans et rythmées par le bruit des vagues.

Pura Batu Bolong

Ou Temple de la roche percée. Situé à 1h30 de Kuta Lombok, ce sanctuaire aux proportions ridiculement minuscules, mais non moins irrésistible, trouve son nom dans les autels et pagodes dressés le long d’une arc rocheux surplombant l’océan.
Sous mes yeux, Batu Bolong se remplit, puis se vide lors d’une cérémonie dont la signification m’échappe totalement. Ne reste qu’une personne dénommée Maïwan, qui s’avère être l’un des chefs spirituels du temple, si j’ai bien compris. S’ensuit une séance de communication non verbale dont je sous-estimais la portée. Échanges de sourires, échanges de regards, échanges d’incompréhensions. Avant que je ne m’en aille, je reçois bananes et petits gâteaux. Je suis touché, puis me tourne vers l’horizon. Bali me salue, dominé par le mont Agung. Venez au coucher du soleil, l’on pourrait presque entendre les cris des vierges sacrifiées aux requins dont parle la légende…

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